‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 244 sur 538 · Jomard, Arabie · texte numérisé non relu

Jomard, Arabie

ment de la guerre, réglant les mouvemeiils des troupes et payant les soldats ; 2"* le département des finances, côlé des recettes ; S"* le ministère chargé de recruter et nommer le personnel administratif; kt le département, auquel. revenait le soin de régler les dépenses de TÉtat. — Pour Tobjet qui nous intéresse ici, ces brèves indications suffisent ; elles nous font mesurer le chemin parcouru depuis le cheik^ administrant paternellement quelques clans de pauvres nomades, et son successeur, le tout-puissant et luxueux khalife gouvernant despoliquement de vastes empires.

En traitant du régime de la propriété chez les Arabes, j'ai déjà parlé de la répartition des impôts, de l'esclavage et du colonat dans les royaumes islamiques ^ Je puis donc me borner maintenant à quelques brèves indications sur ces divers sujets. Les impôts les plus importants étaient d'abord la capitation imposée aux infidèles : € Opprimez-les, dit le €oran, jusqu'à ce qu'ils paient la capitation et soient humilies' » ; puis le kharadj^ un impôt de conquête pesant sur les terres dont la jouissance a été laissée aux infidèles. Le taux de cette dernière contribution varia beaucoup. Omar le fixa aux deux tiers de la récolte pour les terres arrosées, et au liers pour les autres. L'impôt n'était jamais métrique, mais simplement proportionnel à la récolte ^ — Les croyants, en pays arabe, sont naturellement exempts du kharadj^ mais doivent la dime aumônière, qui est d'obligation divine. Cette dîme se prélève sur toutes sortes de propriétés, sur les troupeaux, les récolles, l'or, l'argent, les effets mobiliers, etc. *.

Dans les petites monarchies de l'Arabie actuelle, où Ton

i. Ch, Letourneau, V Evolution de la propriété,

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