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CHEZ LES SÉMITES. â35
s'inspire plus ou moins de ces précédents, les taxes sont fîxées une fois pour toutes, et ne sauraient être augmentées sans le consentement des autorités municipales ^ Cette fixité des impôts n'est point spéciale au régime politique des Arabes; elle est assez ordinaire dans les États dont l'organisation est encore primitive et où l'on est trop peu développé pour prévoir les changements futurs et spéculer à leur sujet.
Avant leurs conquêtes, les Arabes ne connaissaient que Fesclavage simple, et le sort de leurs esclaves était relativement doux, en raison des mœurs égalitaires en vigueur dans leurs tribus. L'islamisme n'a guère modiQé les mœurs en ce qui touche l'esclave. Ainsi Mahomet recommande de ne point forcer les femmes esclaves à se prostituer pour de l'argent, d'affranchir l'esclave, s'il le demande par écrit et s'il est digue de cette faveur, de le faire en gratifiant l'affranchi d'un peu de ces biens que Dieu a bien voulu donner au maître, etc.^
Le sort du colon, inslîlué après la conquête, et sans doute d'après le régime existant déjà dans l'empire byzanlin, fut plus doux encore que celui de l'esclave. Le colon, c'était le dhimmi, le protégé, l'infidèle conquis, mais à condition de rester fixé à la glèbe. Le dhimmî devait obligatoirement cultiver le sol, mais était garanti dans sa tenure par une sorte de droit emphylhéolique, tant qu'il acquittait ses redevances ^ — ■ En somme, il n'y a rien de bien original dans tout ce développement politique des Arabes. Gomme tant d'autres peuples, ils ont évolué du clan familial à la tribu républicaine d'abord, monarchique ensuite; enfin ils ont passé à la petite monarchie barbare; puis, les circon-