‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 263 sur 538 · Ibid., section i, lect. xiv, hymne viii, v · texte numérisé non relu

Ibid., section i, lect. xiv, hymne viii, v

5. Ibid.y section i, lect. v, hymne ii, v. 5. 0, Ibid., section r, hymne xix, v. 1-2.

déseiUé en masse leur pays d*origiiie pour se ruer sur Tlnde. Nous savons qu'ils n'ont pénétré dans la péninsule que peu à peu, par invasions successives et sans cesser d'occuper leur point de départ. Dans l'Inde, ils ont rencontré des races différentes de la leur, des Tamils noirs, des Mongols, et les ont subjuguées, mais non sans^ quelques mélanges; enfin et surtout leur situation de conquérants au milieu de races relativement inférieures a radicalement chaugé leurs mœurs politiques. Pour se défendre contre des croisements dangereux, ils durent élever entre eux et les populations vaincues la barrière des castes ; leurs petits monarques barbares devinrent de fastueux souverains, aux ordres de la caste théocratique, etc. Mais les population^ restées dans la primitive patrie n'ont guère modifié leur manière de vivre et leurs institutions. Aujourd'hui encore, les montagnards afghans ressemblent fort aux montagnards védiques. L'émir de Caboul a pris la place des maharajahs ; mais, sur beaucoup de tribus, son autorité n'est que nominale. Les tribus ne sont pas républicaines, toutefois leurs chefs ne sont pas encore franchement héréditaires; on les élit, mais dans certaines familles aristocratiques ^ Ces chefs de tribu ont parfois sur leurs sujets droit de vie et de mort ; ils ont, comme leurs devanciers védiques, de riches résidences, des châteaux, un luxueux état de maison ^ Les tribus afghanes sont encore subdivisées en clans et celles-ci en familles; leurs mœurs sont restées fort primitives. 0 n'y connaît que trois grands devoirs : le respect du droit d'asile, l'hospitalité et la vendetiaj s'exerçant même sur les enfants des individus dont on a à se plaindre ^ Semblables en cela aux Aryas védiques, les Afghans sont très avides du bien d'autrui, c'est-à-dire de

1. M. Elphinstone, Tableau du royaume de Caboul, tome I, 148.

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