‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 264 sur 538 · irf., 151. — m · texte numérisé non relu

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3. J. Darmstettery Lettres sur Vlnde et la frontière afghane.

celui des autres tribus ou clans, d'où des guerres incessantes. Voler l'ennemi, c'est-à-dire le voisin, est à leurs yeux honorable. A la naissance d'un garçon, on perce le mur de la maison, puis, par la brèche ainsi pratiquée, on fait passer le nouveau-né, en lui disant : c Sois un bon voleur , mon enfant^ » Les tribus afghanjes ont souvent leurs assemblées de vieillards, de mollahs, de notables, au jugement desquels on soumet certaines affaires'. On le voit, entre les Afghans et les Aryas védiques, l'analogie morale et politique est très grande et l'état social des premiers doit représenter très approximativement celui des seconds. Dans l'Inde, ces mœurs ont en général disparu; pourtant, cà et là, surtout dans le nord-ouest de la péninsule, on en trouve encore des vestiges.

A Peschawer, les mœurs ont encore une forte teinte de républicanisme ; on y est avec le chef sur le pied d'une égalité presque parfaite; le dernier des esclaves lui adresse la parole sans la moindre cérémonie; la solidarité morale est grande encore et quiconque souffre est sûr de trouver une oreille qui entendra sa plainte \ Dans le Népaul, les villages sont gouvernés par des chefs, ordinairement des vieillards, et leur obéissent surtout quand il s'agit de pillage et de rapines *. Chez les Mahrattes, les sujets s'asseyent sans difficulté en présence des princes et ne se servent jamais en leur parlant de termes adulateurs ^ Le régime de la com-

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