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Letourneau. — L*ÉvolutioD poKtique. 17
Soleil et de la Lune nées dans TAyodha (Oude). Ces races astrales finirent par fonder dans Flnde, de proche en proche et en subjuguant les premiers occupants, de nombreux royaumes, pour la plupart d'importance médiocre, mais ayant tous un caractère commun, celui d'être régis théocratiquement.
En effet, à mesure que les chefs des tribus védiques devinrent des monarques sérieux, leurs flagorneurs sacerdotaux acquirent plus de prestige, en arrivèrent à dominer moralement leurs maîtres et à fonder Tlnde brahmanique avec ses castes élagées et rigoureusement fermées. C'est celle-là qu'il me faut maintenant décrire, et j'emprunterai surtout mes renseignements au Code de Manou, qui nous représente non pas très exactement la réalité, mais l'idéal rêvé par les brahmanes et qu'ils se sont efforcés d'instituer avec des succès variés. — Ce livre sacré nous apprend d'abord que le brahmane est né de la bouche même de Brâhma et par suite est, de droit, le seigneur de toute création*. Au-dessous de la caste sacrée, s'échelonnent les trois autres : celle des guerriers ou kchairiyas, celle des artisans, laboureurs, commerçants, ou vaicyaSy enfin celle des soâdraSy la caste servile, dont Tunique office doit être de servir les castes supérieures*. C'est le brahmane qui est ou doit être le souverain directeur des monarchies hindoues, car le Code subordonne expressément la conduite du prince à la volonté brahmanique et lui dicte à ce sujet des devoire précis. Le roi, après s'être levé à Faube, doit commencer par témoigner son respect aux brahmanes versés dans la connaissance des livres saints et de la morale. Il doit se gouverner par leurs conseils ^ Qu'il vénère ces saints personnages