‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 267 sur 538 · Ibid.y VII · texte numérisé non relu

Ibid.y VII

et les. prenne pour exemple*. Qu'il délibère avec les brâh- ' mânes ^ Qu'il choisisse sept à huit ministres de haut lignage ; mais qu'il confère avec les brahmanes à propos de toutes les résolutions importantes'. Les grands devoirs du roi sont : de ne jamais fuir dans les combats et de révérer les brahmanes *. Qu'il donne beaucoup aux brahmanes : c Le don fait à un homme, qui n'est point brahmane, n'a qu'un mérite ordinaire; il en a deux fois autant, s'il est offert à un homme, qui se dit brahmane; à un brahmane avancé dans l'étude des Védas, il est cent mille fois plus méritoire; fait à un théologien consommé, il est infini ^ > — L'idéal du roi, dans la conception brahmanique, le souverain parfait est celui qui se résigne à être simplement le bras séculier de la casle sacerdotale. Du reste, le roi doit commencer par recevoir l'instruction d'un brahmane^. Que jamais il n'accepte le tribut d'un brahmane versé dans la sainte écriture '. Surtout qu'il se garde de jamais mettre à mort un brahmane ou de confisquer ses biens, ce deniier eût-il commis tous les crimes possibles; € il n'y a pas dans le monde de plus grande iniquité que de tuer un brahmane; le roi n'en doit pas même concevoir l'idée > *.

A ce monarque façonné selon leur cœur et leurs intérêts, leur esclave aussi docile que puissant, les brahmanes ne marchandent ni le prestige ni l'autorité : c Le monde, ditManou, privé de roi, étantbouleversé par la crainte,... le Seigneur créa un roi •. > Ce roi n'est point fait de l'argile ordinaire; t il est

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