Ibid.y VII
formé de particules tirées de l'essence éternelle de là substance d'Indra et des principaux dieux*, > € C'est pour cela qu'il surpasse en éclat tous les mortels. — De même que le soleil, il brûle les yeux et les cœurs et personne sur la terre ne peut le regarder en face. 11 est le feu, lèvent, le soleil, le Génie qui préside à la lune, le Roi de la justice, le Dieu des richesses, le Dieu des eaux et le souverain du firmament par sa puissance. » {ManoUy YII, 5-7). Ce sont là les habituelles et serviles divagations, partout adressées aux monarques barbares. Ce Dieu terrestre est armé d'un pouvoir énorme : € L'homme qui, dans son égarement, lui témoigne de la naine, doit périr infailliblement; car, sur-le-champ, le roi s'occupe des moyens de le perdre ^ > Son grand moyen de gouvernement est de châtier : c Pour aider Je roi dans ses fonctions, le seigneur produisit, dès le principe, le Génie du Châtiment..., son propre fils,... Le Châtiment gouverne le genre humain; le Châtiment le protège; le Châtiment veille pendant que tout dort; le Châtiment est la justice^. »
Le servile respect dont étaient entourés les monarques indiens scandalisa tout d'abord les Grecs de Tantiquité. On ne se borne pas, dit Strabon, à saluer, en s'inclinant, les rois et grands dignitaires : « la loi veut qu'on. les adore comme on fait la divinité > *. Telle est bien aussi la volonté du Code de ManoUy aux termes duquel € on ne doit pas mépriser un monarque, même encore dans l'enfance, en se disant : C'est un simple mortel; car c'est une grande divinité, qui réside sous forme humaine »^ A Ceylan, quand l'île étaitencorc indépendante, on devait dire, en s'adressant à un prince, non pas c j'ai fait ceci ou cela > ; mais « le membre d'un