‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 272 sur 538 · Mac Lcnnan, Primitive marriage · texte numérisé non relu

Mac Lcnnan, Primitive marriage

DANS L*1NDE ET LA PERSE. ifô

de vingl, de cent, de mille communes \ Le chef d*une commune avait pour devoir de signaler les désordres graves, les vols, les brigandages au chef de dix communes; celui-ci avait les mêmes obligations vis-à-vis du chef de vingt communes, qui se conduisait de même envers le chef de cent communes ; enfin ce dernier était chargé de transmettre des avis du même genre au chef de mille communes'. Dans chaque grande ville, le roi nommait un gouverneur aristocratique € resplendissant, comme une planète au milieu des étoiles » (Manoi(.y VII, 120). Au total, c'était un bel exemple de centralisation despotique.

Le roi indien avait la faculté de prélever jusqu'au quart des récoites de son royaume, en cas d'urgente nécessitée En temps ordinaire, le Code conseille au monarque de ne prendre aux vaiçyas que le douzième de leurs récoltes et en plus la cinquantième partie des bénéfices*. Tout à fait à son gré, le monarque règle le commerce d'exportation et confisque les marchandises qu'il a interdit de vendre au dehors. Tous les cinq ou quinze jours, il fixe le prix des marchandises ; tous les six mois, la valeur des métaux ; il réglemente les poids et mesures e — Dans la perception des impôts, le texte sacré recommande au roi d'imiter la sangsue, le jeune veau, l'abeille, qui ne se gorgent que peu à peu de sang, de lait et de nectar ^. C'est la théorie poétiquement exposée des impôts indirects. — Les artisans, les soûdras, qui n'ont d'autre capital que leurs bras, travaillent un jour par mois pour le roi \

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