‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 275 sur 538 · H.-S. Maine, Village Comvnities · texte numérisé non relu

H.-S. Maine, Village Comvnities

sûr que, dans bien des districts de ce vaste pays, la caste des vaiçyas s'est dissociée en guildes oa corporations de métier, ne correspondant plus du tout à la division brahmanique \ Ces groupes infimes portent souvent, tatoué sur leur front, le signe de leur corporation, ce qu'on peut appeler leur toiem^. Pourtant il est hors de doute qu'il existe une rigide hiérarchie des castes, puisqu'au xviir siècle encore, les hommes des castes supérieures avaient le droit de tuer tout homme de la dernière caste assez osé pour les regarder en face ^; puisque tout homme, chassé de sa caste, risquait de mourir de faim, s'il ne se déshonorait sans remède en entrant dans la caste des parias \

La société, plus ou moins parfaitement réalisée par les brahmanes, est nettement décrite dans le Code de ManoUy et elle se compose de quatre grandes castes ayant des fonctions très dissemblables : 1* le brahmane étudie les Védas et les enseigne; il sacrifie pour son compte ou dirige les sacrifices d' autrui; il a le droit de donner et celui de recevoir; 2' le kchatriya doit protéger le peuple et exercer la charité; le vaiçya soigne les bestiaux, donne l'aumône, commerce, prête à intérêt, laboure la terre; S"" c mais le souverain maître n'assigne au soûdra qu'un seul office, celui de servir les classes précédentes sans déprécier leur mérite^ >, — € que le nom d'un brahmane, par le premier des deux mots dont il se compose, exprime la faveur; celui d'un kchatriya la puissance; celui d'un vaiçya la richesse; celui d'un soûdra, l'abjection »^ — Les droits et privilèges du brahmane sont excessifs : < En venant au monde, il est placé au pre-

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