‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 277 sur 538 · Wd., XI · texte numérisé non relu

Wd., XI

Moyennant une judicieuse application de ces textes lé» gauxy un brahmane peut évidemment mener une existence assez douce. On la lui a facilitée plus encore par nombre d'articles additionnels. Un homme qui se précipite sur un brahmane dans l'intention de le tuer encourt cent années d'enfer ^ Unsoûdraqui insulte un brahmane mérite d'avoir la langue coupée ^ S'il désigne les brahmanes d'une manière outrageante par leur nom et leur classe, on lui enfoncera dans la bouche un stylet long de dix doigts et rougi au feu^. A-t*il l'impudence de donner des avis aux brahmanes relativement à leur devoir, « que le roi lui fasse verser de l'huile bouillante dans la bouche et l'oreille* ». Le brahmane a le droit d'obliger le soûdra à le servir, qu'il l'ait ou non acheté; le soûdra a été créé pour le service des brahmanes par l'être existant par lui-même ^ Un brahmane se trouvant dans le besoin peut, « en toute sûreté de conscience », s'approprier le bien d'un soûdra, son esclave ^.

Ce que le Code prescrit au brahmane, c'est surtout d'éviter certaines souillures. S'enivrè-t-il ? Il déchoit au rang de soûdra \ Le brahmane € dont les lèvres sont polluées par celles d'une soûdra, qui est souillée par son haleine et en a un enfant », a commis un crime pour lequel la loi religieuse n'admet pas d'expiation^. La morale brahmanique est avant tout une morale religieuse, c'est-à-dire déraisonnable; ce n'est pas dans la balance de l'utile qu'elle pèse Futilité ou la nocuité des actes. On a vu un brahmane, condamné à

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