‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 282 sur 538 · A. Hovdacque, VAuetiaf · texte numérisé non relu

A. Hovdacque, VAuetiaf

Letourxeau. — L*Évolution politique. 18

narchie s'y est superposée sans le pouvoir détruire. La légende de Déjocès rapportée par Hérodote ^ et retraçant la fondation de la monarchie en Médie est vraisemblable non seulement pour la Médie, mais aussi pour la Perse; seulement une telle évolution politique n'a pu manifestement s'effectuer durant la courte durée d'une vie humaine. Les populations de la Médie, dit cette légende, étaient d'abord réparties par bourgades autonomes, ayant chacune leur juge ; l'un de ces juges devint le chef de sa bourgade et des bourgades voisines. On trouva sous son gouvernement une sécurité individuelle plus grande et finalement on en fit un roi. Ce roi, Déjocès, qui aurait élé un rigide observateur de la justice, réunit lesMèdes en corps de nation et prit les allures d'un roi absolu. Il se fit bâtir à Ecbalane une résidence fortifiée, s'entoura d'un cérémonial pompeux et mystérieux. Il vivait caché dans son palais; on ne communiquait avec lui que par des messages. Rire ou cracher en sa présence était un grave délit. Ce fut enfin le monarque oriental, jouissant d'une autorité sans limites. Ses successeurs furent littéralement adorés et, suivant Strabon, ce fut à l'imitation des Mèdes que les Perses se mirent aussi à professer pour leurs monarques un respect religieux ^ Ces souverains médiques avaient, comme les rois indiens, un nombreux harem. Un minimum de cinq femmes était tout juste toléré par la coutume^.

Dès l'origine des temps historiques, les rois Perses, si analogues à leurs voisins les rois Mèdes, jouissent d'un pouvoir absolu. Tout rebelle à leur autorité a la tête et le bras droit tianchés; puis ses restes mutilés sont jetés aux bêtes *. Ce n'est encore là qu'une application fort ordinaire

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