‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 283 sur 538 · Ibid.y XV, ch. m · texte numérisé non relu

Ibid.y XV, ch. m

de la primitive loi du lalion. Mais Thistoire ancienne a enregistré un certain nombre de faiu attestant que le monarque persan, le c grand roi », exerçait un pouvoir absolument sans freinel que son caprice faisait loi. Laroyauté, chez les anciens Perses, était héréditaire, en succession directe ^ Le roi était un personnage sacré. Certaines fantaisies féroces de Cambyse, de Darius, de Xerxès montrent assez queces dieux terrestres pouvaienttout se permettre. Par pur caprice Cambyse perça d'une flèche le cœur d'un jeune homme, fils de l'un de ses courtisans, nommé Préxaspe, et demanda tranquillement* au père ce qu'il pensait de son adresse à tirer de l'arc : < Je ne crois pas, aurait répondu Préxaspe, qu'un dieu même puisse mieux tirer ^ > Darius voulait faire empaler ses médecins, qui avaient échoué dans une cure là où un médecin grec avait réussi^. Xerxès donne à Thémistocle trois villes pour son entrelien, l'une pour son pain, l'autre pour son vin, la troisième pour le luxe de ses repas*. — Les caprices despotiques de Xerxès sont célèbres; ils sont d'un enfant à la fois gâté et sauvage. Ce roi des rois rassemble de tous les coins de son vaste empire une armée de terrassiers pour creuser un canal derrière le mont Athos, et ces terrassiers devaient travailler comme des bètes, sous le fouet ^ C'est aussi à coups de fouet que l'on fait défiler devant Xerxès son innombrable armée^. Il ordonne d'administrer à l'Hellespont indocile trois cents coups de fouet, de lui jeter des entraves et des fers chauds pour le marquer d'une flétrissure'. Par une concep-

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