‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 284 sur 538 · Ibid., VII · texte numérisé non relu

Ibid., VII

i76 L'ÉVOLUTION POLITIQUE

lion toul à fait digne d'un nègre de TAfrique centrale le < grand roi i se figurait un génie anthropomorphe caché sous les flots et s'amusant à les soulever méchamment. Mais Xerxès avait des fantaisies plus féroces. Ainsi, quand le Lydien Pythias se permit de demander à son maître, se préparant à envahir la Grèce, la faveur de garder près de lui son fjls aine, en ofi'rant les quatre autres comme soldats, le roi fil aussitôt couper en deux le jeune homme pour lequel le père intercédait ^ Il est vrai que tous les Perses devaient servir dans Tarmée depuis vingt jusqu'à cinquante ans*. Ces sauvages excès du pouvoir absolu n'avaient pas toujours été possibles en Perse; primitivement le roi n'avait pas même le droit, pour une faute unique, de condamner un sujet à mort, pas même celui d'infliger à un esclave des châtiments rigoureux^ L'éducation des jeunes Perses, des nobles, quoique principalement militaire, avait été d'abord saine et morale. On les endurcissait par des exercices variés; on leur apprenait à monter c à cheval, à tirer de l'arc et à dire la vérité 9 ^ D'autre part, on encourageait l'accroissement de hi population par des primes annuelles. Dans cette Perse ))rimitive, certaines coutumes rappellent beaucoup l'ancien Pérou; ainsi les mariages se célébraient tous en même temps à l'équinoxe du printemps \

Le vaste empire de Darius avait une administration cen- (ralisée, il était divisé en vingt gouvernements confiés à des satrapes '^ surveillés de fort près. Chaque année des officiers, appelés c les yeux et les oreilles » du roi, parcouraient les provinces avec un corps de troupes. Un rapport de ces inspec-

J. Hérodote, VIT, 38-39.

2» Strabon, XV, ch. III, 19.

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