‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 290 sur 538 · Iliade, XVIII · texte numérisé non relu

Iliade, XVIII

'i. Odyssée, IX, x.

i. Thésée, XXVIIl.

r>. F. (le Coulantes, Cité antique, 137.

28i L'ÉVOLUTION POLITIQUE

vailen(rer\ Ce fut même là la cause principale des nom-^ breuses migrations helléniques'. Quand il se produisait un excédent de population dans la tribu, un essaim d'aventureux colons devait en sortir pour aller chercher fortune ailleurs et fonder une autre tribu'. — Plusieurs fois déjà nous avons vu, que le petit organisme social de la tribu se prête facilement à des agrégations plus vastes, tout en conservant sod autonomie. La faiblesse individuelle de chaque tribu pousse même à la fédération, et la tribu elle-même n'est qu'une association de clans familiaux. En se fédérant, les tribus formèrent des cités: Sparte, Athènes, Thèbes, Argos, États d'une certaine importance. A l'époque homérique, le terri* toire appartenant à chacune de ces cités s'appelait Sij/Jiog^ dème. Il renfermait une ville, qui en étaitle centre politique, et où siégeait le gouvernement\ Enfin ces cités ou dêmes pouvaient à leur tour s'unir entre elles, former des confédérations plus vastes, des ligues. La Thessalie était la plus grande et avait la réputation d'être la plus ancienne de ces ligues grecques ^

A l'époque homérique, la tribu hellénique est monarchique et aristocratique; il y a dans son sein des familles nobles résidant dans la ville avec le roi* ou les rois de la cité; car il arrive parfois qu'en se groupant en cités, les tribus ont conservé, chacune, leur chef. Nous voyons, chez les Phéaciens d'Homère, qu'Alcinoos est simplement le plus influent des rois de sa cité^ — Mais, en dépit de la forme monarchique, le mode de gouvernement a encore dans la

Page 1