‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 291 sur 538 · Odijnséey Vf · texte numérisé non relu

Odijnséey Vf

tribu homérique une base républicaine. En effet, les rois homériques ne prennent jamais d'importantes décisions sans convoquer, en assemblée primaire, le peuple dans Ta^ora, lieu spécialement consacré aux réunions de ce genre. Les rois phéaciens, d'après le dire d'Homère, étaient obligés de se rendre à l'ajfora quand le peuple les y appelai t^ Ils y siégeaient en plein air, assis sur des pierres polies^ Le roi devait haranguer les citoyens réunis; c'est surtout à raristocratie, aux chefs, aux princes, qu'il semble s'adresser^, mais pourtant Âlcinoos se considère comme le pouvoir exécutif de tout son peuple*.

Dans le conseil, qui nous est décrit au deuxième chant de VIliade, il se tient d'abord un conciliabule de chefs, qui veulent se concerter à l'avance, mais tous les guerriers sont admis dans Vagora et ils s'y rendent < comme de tumultueux essaims d'abeilles». Les hérauts, qui les ont convoqués, ont même toutes les peines du monde à étouffer leurs clameurs; c l'agora mugit, la terre gémit sous les pieds des guerriers;... l'a jfara s'agite comme les flots delà mer». Tous les assistants sont assis ; mais, seuls, les rois et chefs prennent la parole. Le vulgaire écoute et même on le traite assez cavalièrement. Durant le tumultueux conseil, décrit dans Vlliade, quand Ulysse voyait un homme du peuple s'agiter, crier inconsidérément, il le frappait de son sceptre et l'apostrophait en ces termes : c Arrête, misérable ! Ecoute ceux qui te sont supérieurs, lâche et sans force, toi qui n'as aucun rang ni dans le combat ni dans les conseils. Certes, tous les Achéens ne sont pas rois ici. La multitude des maîtres ne vaut rien. Il ne faut qu'un chef, un seul roi,

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