‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 297 sur 538 · Ibid., XIV · texte numérisé non relu

Ibid., XIV

payer; bien plus, il les menace de les enchaîner et de les vendre comme esclaves, même de leur couper les oreilles \ Des femmes mercenaires travaillaient aussi à la tâche et filaientde la laine, strictement pesée, € afin d'emporter, pour leurs enfants, le chétif salaire d'un dur labeur* ».

En résumé, la société homérique en était au stade de la tribu monarchique et aristocratique et on y souffrait de grandes inégalités sociales : la richesse et la pauvreté, l'esclavage et le prolétariat. Mais cette Grèce homérique est la transition entre Tépoque préhistorique et la période historique proprement dite. Au moment où s'ouvre cette dernière, révolution politique a marché; le monarque héréditaire, irresponsable, cumulant toutes les fonctions du gouvernement, a disparu (Grote); partout a fleuri une renaissance républicaine, plus ou moins accentuée, suivant les cités. Un seul État hellénique a conservé la forme monarchique, c'est Sparte, en opposition avec Athènes, qui représente glorieusement le républicanisme. Les autres cités inclinent plus ou moins, soit vers le type politique de Lacédémone, soit vers celui d'Athènes. Chacune de ces petites cités fait, à sa manière, des expériences sociologiques, pour nous fort instructives. Je les étudierai succinctement, en commençant naturellement par Sparte, politiquement plus archaïque qu'Athènes, quoique le régime monarchique y fût, comme nous Talions voir, beaucoup plus apparent que réel.

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