‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 301 sur 538 · Héroilotc, Vlll, 3. - Plutai-que, Agis., II · texte numérisé non relu

Héroilotc, Vlll, 3. - Plutai-que, Agis., II

DANS LA GRËCE PROTOHISTORIQUE. 2d5

durant la minorité ^ Les rois de Sparte cumulaient encore toutes les principales fonctions, comme l'avaient fait les rois de la Grèce homérique; ils rendaient la justice» dirigeaient les conseils, commandaient Tarmée, présidaient aux sacrifices* religieux^ Primitivement ils eurent personnellement le droit de guerroyer où et comme bon leur semblait'. Plus tard on leur adjoignit un conseil de guerre composé de trois commissaires pris parmi les citoyens et, d'autre part, le pouvoir militaire fut concentré dans les mains de l'un des deux rois. Ces rois avaient au-dessous d'eux des officiers supérieurs, appelés polémarques*. Malgré leur rang suprême, ils ne jouissaient pas d'une liberté illimitée. Sans doute ils étaient bien nourris aux frais de l'État, mais astreints, comme les autres citoyens, à Tobligation des repas publics. Seulement ils recevaient double portion et il leur était permis de distribuer l'excédent de leur part à ceux qu'ils voulaient spécialement honorer. Pour commensaux, ils avaient les hommes, qui formaient, en campagne, leur entourage immédiat^ et ils ne pouvaient se soustraire à cette commensalité plus que démocratique. Ainsi, au retour d'une expédition victorieuse contre les Athéniens, le roi Agis ne put obtenir la permission de souper chez lui avec sa femme et ayant, le lendemain, négligé par dépit d'offrir le sacrifice d'usage, les polémarques le condamnèrent à l'amende®. — Évidemment ces polémarques n'entendaient pas raillerie au sujet des règlements égalitaires ; mais les éphores étaient bien autrement indiscrets et incommodes.

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