‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 307 sur 538 · Ihid · texte numérisé non relu

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fort la liberté individuelle, comme le font tous les régimes communautaires. Le luxe était rigoureusement prohibé, à ce point que, pour couvrir et clore les maisons, il était interdit d'employer d'autres outils que la scie et la cognée ^ Pour voyager à l'étranger, il fallait une autorisation spéciale des éphores. On était astreint à la gêne des repas communs, etc. Mais en retour tout citoyen avait, par le seul fait de sa naissance et si le jury des anciens le trouvait suffisamment bien conformé*, le vivre et le couvert assurés pour toute sa vie, puisqu'on lui concédait la jouissance de l'un des 9,000 lots attribués aux citoyens libres. — Le malthusianisme n'avait donc aucune raison d'être, aussi la population foisonnait. Les enfanta n'étaient point une charge pour leurs parents et l'État se faisait même un devoir de leur donner une éducation appropriée aux besoins de la communauté. Dès l'âge de sept ans et en sortant des mains des femmes, le petit Spartiate était remis aux pœdonomes, éducateurs chargés, chacun, d'un groupe d'enfants et s'efforçant de les endurcir et de développer leur vigueur par des exercices gj-mnastiques. Les enfants n'avaient jamais qu'un vêtement et pas de couverture ; ils allaient toujours tête nue et pieds nus; leur nourriture était des plus simples et tout juste suffisante. Tous les ans, ils subissaient l'épreuve du fouet devant l'autel d'Ârtémis Orthia et ils ne devaient point, sous peine de déshonneur, se plaindre ou demander merci ^. Ils n'apprenaient ni à lire ni à écrire, mais étaient souvent admis aux repas des hommes, où ils s'initiaient aux aifaires de la cité. Tous les citoyens âgés les pouvaient interpeller, réprimander, punir \ L'éducation du Spartiate durait

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