‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 317 sur 538 · Ch. Leionmcau, V Evolution de la projïriété · texte numérisé non relu

Ch. Leionmcau, V Evolution de la projïriété

avaient un revenu de 500 médimnes d'orge, soit 258 hectolitres {n&nocKGtJioiii^tiivoi), ou bien 500 métrètes de vin ou d'huile (194 hectolitres); 2** une deuxième classe ayant seulement un revenu de 300 médimnes; c'était la classe des chevaliers, ainsi appelée parce que ses membres devaient servir dans la cavalerie; 3M a troisième classe comprenait les citoyens n'ayant que 150 médimnes de revenu, les zeugites (ayant un atlelage de mulets); 4*" enfin tous ceux qui n'avaient point de propriété foncière, les mercenaires, les thètes (ôi^Tîç). Cette dernière classe, la classe des prolétaires, était exclue de toutes les charges^ publiques, mais elle avait pourtant droit de vote dans les assemblées générales, chargées d'élire les magistrats et de se faire rendre compte de leur gestion ^. Dès lors le sénat ne fut plus composé des seuls Eupatrides: pour entrer dans cette assemblée ou dans les tribunaux, il fallut appartenir au moins à l'une des deux classes moyennes; pour parvenir aux magistratures élevées, il suffit d'être riche ^. Euripide fait allusion à cette réforme profonde, quand il écrit dans les Phéniciennes : « De quelle naissance est cet homme ? — Riche ; ce sont aujourd'hui les nobles, i» La richesse conférait donc les droits politiques les plus étendus; mais ce mode de classification des citoyens, tout critiquable qu'il soit, n'en abolissait pas moins les antiques inégalités de naissance, celles des castes. En même temps, le cadre des clsins (génies) ou démes s'élargit beaucoup. Au lieu d'être basé uniquement sur une consanguinité présumée, le dême le fut seulement sur le domicile. Le dême continua d'ailleurs à former une petite unité sociale, ayant son culte, son prêtre, son juge, son démarque élu, ses trésoriers, contrôleurs et vérificateurs. Les démotes ne s'oc-

Page 1