Ibid
donner aux propositions réformistes toute la publicité possible et une loi ne pouvait être abrogée sans être remplacée par une autre.
L'assemblée du peuple votait tantôt avec des jetons ou des cailloux y tantôt simplement à mains levées ^ — Des pénalités très sévères avaient été édictées contre la corruption électorale : des amendes, la confiscation des biens, même la mort frappaient à la fois les corrupteurs et les corrompus '•
Dans la première séance de chaque prytanée (sénat), les archontes demandaient au peuple, s'il était satisfait ou non '-> de la manière dont les charges avaient été remplies. Tout ' citoyen pouvait alors produire des réclamations et, si le peuple les trouvait fondées, le magistrat critiqué était ou suspendu ou destitué^. Avec le temps, ces institutions se modifièrent peu à peu, mais elles formèrent toujours le fond de l'organisation politique. Il est même difficile d'assigner une date à la plupart des réformes qui suivirent, d'autant plus que les institutions politiques de Solon ne nous sont connues que d'une façon assez sommaire. D'une manière générale, elles se ramènent à l'établissement du suffrage général avec des restrictions basées les unes sur le cens, les autres sur le contrôle exercé par des magistrats expérimentés ou par le sénat.
IlL — ATHÈNES APRÈS SOLON
Les anciens ne nous ont laissé sur les institutions politiques d'Athènes aucun traité ex professa. Pour les décrire,
J. Schœmann. Loc, cit., 443^445.