‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 320 sur 538 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

314 L*ÉYOLUTION POLITIQUE

il les faut aujourd'hui rôcoDstituer en réunissant tous les renseignements dispersés dans la littérature ancienne. De patients érudits ont accompli ce travail, faisant pour la Grèce antique ce que j'essaye de faire ici pour le genre humain. En juxtaposant tous ces lambeaux, on est à peu près parvenu à en faire un corps, mais nécessairement avec bon nombre de lacunes. Je résumerai le résultat de cette enquête, en parlant d'abord des assemblées politiques primaires d'Athènes, puis des compagnies parlementaires, enfin des Tonctionnaires. Pour terminer, je dirai quelques mots de l'esclavage à Athènes et du système d'impôts.

A. La première modification importante apportée aux lois de Solon fut la réforme accomplie par Clysthènes, après la chute des Pisistratides. Pour affaiblir l'influence de la noblesse et faire place à une population de nouveaux venus, Clysthènes ajouta dix tribus nouvelles aux quatre anciennes. Du même coup, le nombre des sénateurs fut porté à cinq cents, soit cinquante par tribu. Un changement plus radical, et qui prit plus tard une grande extension, fut la substitution du tirage au sort à l'élection pour la nomination de l'archonte. A première vue, l'idée de s'en remettre au hasard pour la nomination du premier magistrat de la république semble être le comble de l'absurdité ; mais le tirage au sort ne se faisait que dans la première classe, et il avait l'avantage de déjouer toutes les intrigues dont l'archontat pouvait être l'objet*. Ajoutons que l'archontat était surtout une fonction religieuse et honorifique. Bien vite cependant un bon nombre de charges importantes furent ainsi attribuées par la voie du sort. Quand ce mode de nomination se fut généralisé, l'assemblée du peuple n'eut plus à nommer qu'un petit nombre de fonctionnaires: les commandants militaires, les intendants géné-

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