Schœmann, loc. cit
raux et quelques autres ^ A ces fonctions, les citt)yens des trois premières classes étaient seuls éligibles^
Après Marathon^ où toutes les classes de la petite nation avaient bravement payé de leurs personnes, Aristide crut juste d'abolir le cens et de supprimer les privilèges attachés à la propriété foncière. Dès lors, toutes les classes, y compris celle des industriels et des détenteurs de capitaux mobiliers, furent admissibles aux emplois^. Ces réformes accomplies, le gouvernement d'Athènes devint vraiment démocratique et les assemblées du peuple furent souveraines. Outre la nomination du sénat et l'élection de certains fonctionnaires, qui étaient dans leurs attributions, ces assemblées générales avaient à se prononcer sur les questions touchant aux relations avec les États étrangers, sur les alliances, les déclarations de guerre, les traités de paix; elles nommaient les ambassadeurs, ordonnaient les dépenses extraordinaires, votaient les contributions de guerre, prenaient toutes les mesures relatives aux monnaies et aux poids et mesures ^ L'assemblée du peuple recevait même les plaintes contre les personnes, quand elles dépassaient la compétence des Cinq-Cents, c'est-à-dire pouvaient entraîner une amende de plus de 500 drachmes ^ Cette multiplicité d'attributions rappelle assez le régime de la tribu kabyle et n'est évidemment possible que dans un petit pays ou dans une petite circonscription d'un grand pays.
Les assemblées du peuple devinrent de plus en plus fréquentes, à mesure que grossissaient la population et l'importance des affaires à traiter. Dans le principe, il n'y en avait eu que quatre par an. Le soin de convoquer ces as-