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suffrages? il perdait le droit d'exercer à l'avenir de semblables poursuites : il était frappé d'atimie partielle (Schcemann, loc. cit.j 412). La discussion épuisée, on passait au vote qui se faisait ordinairement en déposant des petits cailloux dans un vase, quelquefois à mains levées ^ Toute cette réglementation est d'un peuple déjà fort avancé en civilisation; mais certains traits dénotent encore un état d'esprit enfantin. Ainsi la séance était interrompue et le peuple congédié toutes les fois qu'il se produisait un phénomène naturel, considéré comme signe de la volonté des dieux, par exemple, un coup de tonnerre, même une simple
averse',
On s'était préoccupé de sauvegarder les libertés publiques par de jalouses précautions. Tout d'abord on distinguait, pour le citoyen, deux majorités : la majorité civile et la majorité politique. La première, Gxée à l'âge de dix-huit ans, ne s'accordait qu'après plusieurs épreuves destinées à éprouver les aptitudes physiques et militaires du jeune homme. La proclamation de cette majorité donnait lieuàune cérémonie : le candidat, auquel on avait remis une lance et un bouclier, prêtait un serment à la fois religieux et patriotique ^ Les jeunes gens dont les pères étaient morts en combattant pour la république, recevaient alors un équipement complet. Tous les jeunes hommes étaient requis, pour le service militaire, à l'intérieur de l'Attique, jusqu'à l'âge de vingt ans, à partir duquel ils étaient astreints à servir au dehors en temps de guerre^. La majorité politique était beaucoup plus tardive ; on n*y arrivait qu'à trente ans, en ce sens qu'à cet âge seulement on était admissible aux fonc-