‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 324 sur 538 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

lions publiques, mais, à partir de vingt ans, on avait le droit d'assister aux assemblées du peuple ^

Tout citoyen pouvait perdre ses droits civiques, être frappé à'atimie complète pour divers motifs ou délits : pour avoir maltraité ses père et mère, pour leur avoir refusé l'assistance ou négligé de leur rendre les honneurs funèbres; pour avoir dissipé son patrimoine ou même un héritage; pour avoir mené une vie oisive sans moyens d'existence connus; pour vol ou abus de confiance; pour faux témoignage ; pour avoir corrompu ou tenté de corrompre les fonc^ tionnaires publics ou les magistrats; pour avoir outragé des magistrats en exercice; pour avoir déserté ou jeté son bouclier*. Contre les citoyens importants, les agitateurs politiques dangereux, on recourait à l'exil pour cinq ans, l'ostracisme {oarpaxov, tesson), prononcé par l'assemblée du peuple. C'était une opinion générale à Athènas que les grands hommes sont fort dangereux pour la liberté d'un peuple : « Ce ne sont pas les hommes vulgaires, mais des génies éminents qui renversent les démocraties », disait un vieux dicton athénien, paraphrase d'une brève sentence attribuée à Solon : « Les grands hommes sont la ruine d'un Etat'. » *

B. L'organisation du sénat athénien n'est pas moins digne d'intérêt que celle des assemblées populaires. Le mode de nomination des sénateurs semble, à première vue, insensé. On en tirait tout simplement les noms au sort, en les prenant d'abord seulement dans les trois premières classes, puis aussi dans la classe des thètes. Pour chaque siège, on extrayait deux noms, celui du titulaire et celui d'un suppléant. La dignité sénatoriale était annuelle, comme la plupart des

i, Schœmann, loc, cit., 410.

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