‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 329 sur 538 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

pagnement et le soutien de la poésie ^ Tout cela ne s'applique qu'à Téducation des gargons; celle des filles, infiniment bornée, se donnait simplement dans la maison paternelle'.

A Athènes la solidarité. était très grande encore; TÉtat n'était pas du tout un être impersonnel, se désintéressant du sort des individus. Il donnait assistance aux indigents, aux impotents, aux infirmes par suite de blessures reçues à la guerre, même à tous les infirmes possédant moins de trois mines (la mine, un soixante-neuvième du talent, valait 8G fr. 60). La liste des personnes à secourir était dressée par le peuple et la distribution des secours se faisait par les soins du sénat^ Enfin les théâtres d'Athènes étaient affermés à des impresarii et le trésor public payait aux indigents le prix de leurs places \ On récompensait les sei*vices des particuliers, en leur accordant le droit d'être nourris gratuitement au Prytanée^. Tous les fils des citoyens morts sur les champs de bataille étaient nourris aux frais de l'État jusqu'à leur majorité civile et, à ce moment, recevaient une panoplie d'hoplite®. On allégeait les charges si multiples du trésor public au moyen des liturgies, véritables prestations imposées aux seuls citoyens riches. Il y avait des liturgies pour former les chorégies, c'est-à-dire réunir, exercer et nourrir le personnel des chœurs; pour défrayer et exercer les lutteurs (gymnasiarchie). La triérarchie liturgique était l'obligation d'équiper un bâtiment de guerre, etc., etc. \ Tous les citoyens possédant plus de trois talents (le talent

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