‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 331 sur 538 · Escbine, Contre Timarque · texte numérisé non relu

Escbine, Contre Timarque

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maîtres, devant un tribunal ou devant rassemblée du peuple; mais, après cet affranchissement, le maître conservait encore certains droits sur son ancien esclave; il en devenait le patron ^

Indépendamment des esclaves privés, il existait des esclaves publics, savoir tout le corps des archers, appelés Scythes, sans doute parce qu'ils étaient souvent originaires de la Scythie, les scribes, les crieurs publics, les monnoyeurs, etc. Ces esclaves de l'État étaient plus indépendants en fait que ceux des particuliers. Beaucoup d'entre eux avaient un petit avoir, un ménage'.

Très jaloux de leur droit de cité, patriotes avec passion,

comme on l'était dans l'antiquité, les Athéniens n'admirent d'abord les étrangers parmi eux que très difficilement. Pour devenir citoyen d'Athènes, il fallut dans le principe être définitivement établi dans l'Attique et avoir rendu des services signalés^. Néanmoins, dès qu'Athènes se livra sur une large échelle au commerce et à l'industrie, force fut bien de faire, dans l'Attique, une place aux étrangers. Solon, le premier, leur accorda le domicile à Athènes*, et avec le temps il se forma une vraie population de ces étrangers, de métèques (/xErà-oIxoç). Au plus beau temps de la république, on n'y comptait pas moins de 45,000 métèques. Leur situation était subordonnée, quelque chose d'intermédiaire aux citoyens et aux esclaves. Il leur était interdit d'être propriétaires et de contracter un mariage légal avec les citoyens. Pour ester en justice, il leur fallait un patron. Ceux qui n'en avaient pas pouvaient être poursuivis et vendus comme esclaves. Ils étaient astreints à un impôt particulier

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