‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 332 sur 538 · Grote, Histoire de la Grèce · texte numérisé non relu

Grote, Histoire de la Grèce

{(lîToUov) de douze drachmes pour les hommes et de six pour les femmes ayant un domicile indépendant. L'étranger, qui n'acquittait pas cet impôt, encourait Tesclava^e. Ceux qui avaient boutique payaient patentes. On les astreignait au service militaire sur mer et sur terre, sauf dans la cavalerie. Pour services notoires rendus à la république, ils pouvaient devenir isotèles et alors acquéraient presque tous les droits de citoyen, étaient dispensés dujxEîGocov, capables de devenir propriétaires, et affranchis du patronage ^ Hais la nécessité finit par faire la règle de ce qui avait d'abord été Texception. A lafîn de la guerre du Péloponëse, les Athéniens, épuisés, accordèrent le droit de cité non seulement aux étrangers domiciliés à Athènes, mais encore à tous ceux qui consentaient à servir dans l'armée S

E. Pour terminer cette esquisse de la vie politique et sociale d'Athènes, il me reste à énumérer les principales ressources qui alimentaient le trésor public. Les citoyens payaient trois oboles par tète d'esclave^, plus un impôt foncier d'environ un dixième du revenu^. On prélevait des droits d'importation de 10 à 30 p. 100 ad valorem sur les marchandises. Ces droits étaient rigoureusement exigés et la contrebande pouvait entraîner l'esclavage non seulement da coupable, mais de toute sa famille ^. Un impôt direct d'un centième frappait toutevente d'immeubles. Puis venaient les frais de justice, les amendes, des impôts ^ divers et parfois singulièrement immoraux, par exemple celui qu'on prélevait sur les prostitués mâles\ Mais les grandes ressources

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