SclUBmaniiy loc. citry 581r
du trésor public provenaient des tributs imposés aux alliés , qu'Athènes traita toujours avec une grande dureté, ce dont elle eut lieu d'ailleurs de se repentir amèrement durant la longue guerre du Péloponèse. Ces tributs des alliés d'Athènes étaient lourds et on avait soin de les reviser tous les cinq ans : leur total s'éleva jusqu'à 1,300 talents
(7,020,000 fr.)*-
Tous les impôts étaient perçus avec une extrême rigueur. Le retardataire d'un seul jour dans les versements au Trésor était immédiatement passible du double*. Pour recouvrer l'impôt, on avait imaginé d'instituer des fermiers généraux élus, des collèges appelés symnariesy qui devaient avancer au Trésor la somme des impôts à percevoir^.
Au total, le fisc athénien, fort sévère et fort exigeant, devait, en combinant son action avec toutes les autres obligations du citoyen, rendre la vie assez dure aux contribuables et l'on peut admettre qu'il y a une bonne part de vérité dans la boutade suivante d'Aristophane : c Un impôt vous enlève ce qui est dans votre maison; un procès imprévu le dissipe; un général d'armée vous met à contribution. Si l'on vous nomme pour présider aux spectacles, il ne vous reste plus que des haillons, quand vous avez fourni au chœur des habits couverts d'or, etc. Ne regardez donc comme bien à vous que cela seulement que vous aurez mordu et avalé. » — Telle fut l'organisation politique d'Athènes, de l'Athènes libre, dont l'histoire finit au règne de Philippe le Macédonien. Il me reste maintenant à formuler ce qu'on pourrait' appeler la morale sociologique ressortant de cet exposé succinct.