Franklin, loc, cit., II
giques; ainsi, pour repousser les hordes des loups, ils forment un cercle, dont les individus les plus robustes occupent et défendent la périphérie * .
Dans la classe des mammifères, les sociétés polygamiques sont ordinairement assez peu nombreuses. Ce ne sont le plus souvent que de -petits groupes' composés d'un mâle robuste gouvernant despotiquement quelques femelles et les jeunes, mais en ayant bien soin d'exclure, de chasser les jeunes mâles, quand ils lui donnent de l'ombrage. Ainsi vivent les chamois, en troupeaux paissant sous la protection d'une sentinelle, qui, postée sur un rocher, donne l'alarme et pousse un sifQemcnt aigu à la moindre apparence de danger^. Pour constituer de grandes peuplades, ces petits troupeaux polygamiques doivent en quelque sorle se fédérer, ce qui évidemment n'est pas nécessaire avec le régime de la promiscuité. Ces fédérations de groupes polygamiques, tout en étant assez rares, s'observent pourtant chez certaines espèces, par exemple, chez les tarpans, chevaux sauvages d'Asie. Les tarpans forment, en effet, des troupes de plusieurs centaines d'individus groupés en petites familles polygames, soumises, chacune, à un étalon veillant au salut de son harem et expulsant avec un soin jaloux les jeunes mâles, quand ils deviennent gênants '.
Mais ces fédéral ions de familles polygamiques sont exceptionnelles. Le plus habituellement la horde est simplement une famille polygame, ainsi, chez les arctocéphales (tribu de phoques), lés mâles, ditBrehm, subjuguent, chacun, jusqu'à trente, quarante femelles et même davantage, ce qui avec les jeunes non encore accouplés forme des familles de plus de