‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 340 sur 538 · F. do Coulanges, loc. cU.y · texte numérisé non relu

F. do Coulanges, loc. cU.y

ses fêles, son calendrier, sa monnaie, ses poids et mesures ^ Entre deux cités voisines, il n'y avait absolument rien de commun. Entre leurs habitants, le mariage n'était toléré que par convention spéciale. — En cas de guerre entre deux cités, la victorieuse pouvait à son choix détruire ou asservir l'autre; elle ne pouvait se fondre avec elle'- — L'armée de la cité hellénique était composée à son image; elle comprenait tous les citoyens valides, distribués, dans le principe, comme la cité elle-même, en familles, dêmes et tribus ^

Les cités essaimaient à la manière des abeilles. À la suite de dissensions intestines ou simplement quand il y avait pléthore de population, un chef de bande sortait de la ville avec un certain nombre de ses concitoyens. Dans ce cas, les émigrants s'adjoignaient volontiers des hommes de provenance diverse et tous ensemble allaient fonder une autre cité. Par la verlu de cette fondation, tous les éléments hétérogènes se fusionnaient et constituaient une nouvelle cité, organisée sur le type de la métropole et fermée aussi aux étrangers*.

CesciléshelléniqueSy inaccessibles en principe à quiconque n'en faisait pas partie par droit de naissance, n'avaient qu'un moyen d'exercer, de concert avec leurs voisines, une action commune, c'était de se confédérer avec elles, et elles le faisaient fréquemment. Les confédérations de cités, appelées amphyctionieSy étaient fort nombreuses et elles se reliaient entre elles, comme le faisaient les tribus d'une même cité, par un culte commun ^ Parfois aussi elles avaient une assemblée générale, comme la cité avait son assemblée des

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