‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 342 sur 538 · strabon, XIV, ch. m · texte numérisé non relu

strabon, XIV, ch. m

^. F. de Goulanges, Cité antique, 182.

religieuse suffirait seule à attester Tantique origine, ne sont manifestement qu'une survivance d'une primitive organisation des clans communautaires; seulement le communisme des vieux âges s'était conservé dans une bien plus large mesure à Sparte et surtout en Crète qu'ailleurs. Précédemment j'ai décrit les institutions communautaires de Sparte; il me reste à parler avec quelque détail du communisme Cretois, qui avait servi de modèle à celui de la Laconie*.

Comme les Spartiates, les Cretois se déchargeaient sur la classe asservie des vaincus, sur les PérièqueSj du soin de cultiver la terre. Une étroite solidarité reliait en Crète les citoyens libres et était la base même de toute l'organisation politique. Tous les citoyens étaient groupés en hétaïries, c'est-à-dire en petits groupes de commensaux, se réunissant pour les repas communs. Mais, au lieu que chacun des convives fût astreint en Crète, comme à Sparte, à fournir sa quote-part de vivres, l'État pourvoyait à tout, moyennant une dîme prélevée sur les récoltes, les bestiaux, etc. % sur tous les tributs fournis par les Périèques. Par suite tous les Cretois libres, de tout âge et de tout sexe, étaient nourris aux frais de l'Etat. Il semble cependant que les hommes seuls assistaient aux repas communs, puisque ces repas s'appelaient àv^pia; néanmoins le soin de les ordonner était laissé à une femme, qui s'adjoignait quelques esclaves publics. Dans chaque ville crétoise, il existait un édifice public, Yw^ipsiovy destiné aux repas communs. A côté des tables destinées aux citoyens, on y trouvait deux tables, dites hospitalières, réservées aux étrangers. Après les repas, on avait coutume de délibérer sur les affaires publiques ^

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