Schœmann, loc. cit., i
LA CITÉ, LA TYRAISNIE, L£LS PHILOSOPHES EiN GRËGE. 341
limouque, il suffisait d'avoir des enfants et d'appartenir à une famille ayant droit de cité depuis au moins trois générations. Une commission supérieure de quinze timotiques était chargée de régler les affaires courantes et elle-même était dirigée par trois de ses membres, qui, sous la présidence de Tun d'eux, exerçaient le pouvoir souverain. Le texte des lois principales était exposé en public. Ces lois, d'origine ionienne pour la plupart, dénotent encore une grande simplicité de mœurs. Elles ne permettaient pas qu'une dot dépassât cent pièces d'or pour le capital, plus cinq pièces pour les habits et cinq pour les bijoux ^
Parfois, on voyait, dans une cité, la gérousie à vie persister en face du sénat annuel^ Mais avec les progrès démocratiques, toutes les magistratures devinrent annuelles. — Â Mantinée, au dire d'Âristote, l'organisation aurait été plus simple. On chargeait quelques citoyens, nommés à tour de rôle dans toutes les classes du peuple, de désigner les magistrats, et le peuple n'avait à délibérer que dans les occasions importantes^.
Les magistratures commencèrent par être gratuites dans toutes les cités ; mais souvent les magistrats étaient nourris aux fraisdelarépublique.Tous, en sortant de charge, devaient rendre des comptes, soit devant un conseil restreint, soit devant l'assemblée du peuple \ — Dans les démocraties pures, une des grandes difficultés fut de déterminer les citoyens à assister aux assemblées générales. Là ou l'inscription sur le registre civique était facultative, on rendit obligatoire la présence aux assemblées, sous peine d'amendes; mais alors les pauvres s'abstinrent volontairement. Puis on