‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 356 sur 538 · Aristot3, Politique f II, ch. v · texte numérisé non relu

Aristot3, Politique f II, ch. v

:j. Diodore, Xïl, 13.

espérer de récompense dans un autre monde ; il ne sépare point ses intérêts particuliers de ceux de son groupe. Cette cité de prédilection, on Taime, on la veut honorée et honorable ^ c Ceux, dit Aristote, qui font de leur ville un marché public, n'ont en vue que le gain. Or, une cité ne doit pas aspirer à ce genre d'avantages; elle ne doit pas se transf^ former en marché public*. » — € La patrie, dit Platon, a

plus de droits que des parents : elle est aussi notre mère ; elle est immortelle; c'est une divinité^. » Aristole déclare de son côté que c la cité existe avant chaque individu* >. Mais, dans les limites de la cité, doit régner la justice. Suivant Selon, € la cité la plus heureuse est celle où les hommes, qui sont ou se croient à l'abri de l'injustice, n'en sont pas moins indignés que celui qui la subit >. En d'autres termes, Platon exprime la même pensée, quand il écrit : c Dans un État bien réglé, la société toute entière doit ressentir les plaisirs ou les peines de chacun de ses membres ^ i C'est aussi l'opinion d'Aristote disant que c la société civile a pour but une alliance offensive et défensive, destinée à mettre chaque individu à l'abri de l'injustice^ >. Mais la loi doit être sage; il faut qu'elle soit c une intelligence sans passion i ; elle doit être perfectible et faire bon marché des vieilles traditions. « Ce n'est pas, en général, ce qui a été approuvé et pratiqué par leurs ancêtres que les hommes cherchent ou veulent, mais ce qui est bon et avantageux. Il est probable que les premiers ou les plus anciens peuples, soit qu'ils fussent nés de la terre, soit qu'ils eussent échappé à quelque grande catastrophe, ressemblaient assez à ceux qui composent au-

Page 1