‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 357 sur 538 · PoliliquCf liv. III, ch · texte numérisé non relu

PoliliquCf liv. III, ch

jourd*hui la porlion la plus vulgaire et la moins sensée des nations, comme on le dit des géants, fils de la terre. De sorte qu'il y aurait peu de raison à demeurer attaché aux opinions ou aux pratiques de tels hommes... Il y a des lois qu'il faut changer et des circonstances où elles doivent être changées^ »

C'est purement en philosophe qu'Aristote classe et définit les diverses formes de gouvernement. Ses préférences semblent être pour la république aristocratique; mais il donne de l'aristocratie une très belle définition : c L'aristocratie, dit-il, consiste essentiellement dans la distribution des honneurs en raison de la vertu ; car le caractère propre à l'aristocratie, c'es't la vertu, comme celui de l'oligarchie est la richesse et celui de la démocratie la liberté*, i — € L'aristocratie, ajoute-t-il encore, est l'État où le pouvoir est confié aux hommes les plus excellents en vertu, prenant ce mot dans sa signification absolue^. > Il veut que les citoyens n'aient qu'une fortune médiocre, seulement suffisante pour leurs besoins. Le contraste entre les richesses immenses et la pauvreté produit, affirme -t-il, ou une oligarchie effrénée ou la pire des démocraties ou une tyrannie insupportable*. La tyrannie est une monarchie sans frein ni responsabilité, s'exerçant sur des hommes tous égaux et meilleurs que le tvran\

Mais toutes ces belles maximes ne s'appliquent qu'aux concitoyens. On a pourtant une haute opinion de la valeur de la race en général. Démosthène affirme qu'il convient aux Barbares d'obéir aux Grecs^. Euripide fait dire à Iphigénie : c II est dans l'ordre que les Grecs commandent

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