OlynihienneSy II
aux Barbares et non les Barbares aux Grecs : les uns sont nés pour l'esclavage; les autres pour la liberté*, t Aristote généralise la théorie. Pour lui, il y a deux races d'hommes : celle des maîtres et celle des esclaves : « Parmi les êtres créés, les uns, au moment de leur naissance, sont destinés à obéir et les autres à commander ^.. Tous les êtres, entre lesquels il y a autant de différence qu'entre l'âme et le corps, l'homme etTanimal, sont esclaves par nature\.. Pour eux, il est juste et utile de demeurer en servitude*... L'esclave est entièrement privé de la faculté de délibérer; la femme la possède, mais faible et inefficace; l'enfant Ta aussi, mais incomplète et imparfaite ^.. Il est nécessaire que les laboureurs soient ou des esclaves ou des barbares (asservis) ou des périèques (serfs)®. »
Mais, au témoignage d'Aristote lui-même ^ la conscience de certains de ses contemporains protestait déjà contre l'esclavage ; c'était, à leurs yeux, une institution contre nature, basée non sur la justice, mais sur la violence. Au fur et à mesure du progrès moral, ces protestations devinrent à la fois plus nombreuses et plus explicites. Epicure déclare, que l'esclave est € un ami de condition inférieure > ®. De plus en plus les deux bases cardinales de la moralité politique, chez les anciens Hellènes, furent sapées vigoureusement. Socrale se proclame citoyen du monde®. Diogène se vante de n'avoir droit de cité nulle part. Cratès dit que sa patrie, c'est le mépris de l'opinion des autres et que l'homme est citoyen de