E. Havct, Hellénisme
î). Lccky, Evolution of tnorality, I, 21i9.
Tunivers. Mais ce fui surtout l*écoIe stoîque, qui s'affranchit sans retour des antiques préjugés de patrie, de caste et de race. Zenon affirme que les hommes, égaux par nature, ne diffèrent que par la vertu^;ii voit, dans tous les hommes, des concitoyens, des membres du même dème et de la même cité*. Epictète va plus loin encore; il veut que les hommes soient tous frères^ Telle fut la morale politique d'un certain nombre d'intelligences d'élite; mais, en fait, ces idées généreuses restèrent à l'état d'utopie. Non seulement les cités grecques ne songèrent point à se fondre dans l'univers; mais elles luttèrent et se ruinèrent entre elles, sans jamais réussir à constituer même une grande république hellénique et il fallut la force brutale pour leur imposer l'unité sous le joug de la conquête. Néanmoins, la vie politique de ces petites cités a été aussi instructive que glorieuse. Sur de petits théâtres, elles ont fait de grandes expériences sociologiques, dont il me reste à résumer le sens.
Si prématuré qu'il soit encore de parler de lois sociologiques, on en peut cependant inférer l'existence de la constante répétition de certains faits sociaux. Ainsi, chez tous les peuples dont nous avons pu scruter jusqu'ici les origines, nous avons constaté que la première forme sociale a été le clan consanguin. La Grèce ne fait pas exception à la règle générale, puisque ses dénies de la période historique sont évidemment issus des clans préhistoriques. En Grèce aussi,