‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 36 sur 538 · Espinas, Sociétés anitnalettf 4i · texte numérisé non relu

Espinas, Sociétés anitnalettf 4i

!2. Darwin, Descendance, 5i9.

LfiS SOCIlËTÉS ANIMALES. 11

en frappant toujourfi et s'exposent eoinmènies pour lasûrelc publique' >•

Nous avons vu que rinstinci femilial €Bt d'ordinaire peu compatible chez les animaux avec la constitution de grandes sociétés. Cela est même indépendant du degré d'intellU gence de l'espèce. Ainsi, après l'homme, Téléphant est peut-être le plus intelligent des mammifères ; il ne vit cepen* dant qu'en petites hordes polygames, gouvernées, chacune, par un mâle adulte qui chasse ses rivaux plus jeunes tout à fait à la manière des guanacos ^. Sans doute par nombre d'actes Téléphant manifeste bien cette supériorité mentale, qui, dans l'Inde, l'a fait déiCer sous le nom de Ganésa, mais sa jalousie sexuelle lui interdit la fondation de grandes sociétés. Ainsi l'éléphant mâle s'intéresse vive* ment à son petit troupeau et il lui en donne des preuves sûrement au-dessus de l'intelligence d'un guanaco ou d'un lama. Par exemple, dans l'Afrique centrale, sur les bords du Zorega, les vieux éléphants ont soin non seulement d'éviter, pour eux-mêmes, les fosses, que creusent à leur intention les indigènes sur les sentiers menant à la rivière, mais ils soulèvent des deux côtés la couverture de roseaux et de terre masquant le piège afin d'avertir et de sauve* garder la petite troupe qui les suit; mais cette troupe, ils la veulent dominer en maîtres et leur personnalité ne saurait se fondre dans une grande association'. Une seule espèce mammifère semble avoir réussi à concilier la vie familiale et l'existence d'une société assez nombreuse. Je veux parler des castors, qui, tout en vivant en familles, dont chacune habile une hutte, unissent pourtant leurs efforts pour construire une œuvre sociale, une digue, condition

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