‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 37 sur 538 · Livingstone, Missionary Travels, ch · texte numérisé non relu

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i2 L'ÉVOLUTION POLITIQUE.

essentielle pour Texistence de la communaulé^ Pourtant le castor est un animal médiocrement intelligent; son cerveau est même remarquablement pauvre en circonvolutions. Cet exemple, rapproché de celui que nous a déjà fourni Téléphant , tend donc aussi à prouver que Taptitude sociale est fort loin d'être rigoureusement corrélative au degré du développement inlellectuel.

D'ailleurs en matière de sociabilité il est difficile de formuler des règles absolues. Ainsi les grands carnassiers ne forment jamais de nombreuses sociétés et on attribue ordinairement cette particularité de leurs mœurs à leur régime Carnivore; pourtant les canidés, carnivores aussi, comptent dans leurs rangs des espèces fort sociables. Les chacals vivent en troupe, chassent de concert, habitent des terriers communs ^ Les loups des prairies américaines {canis latrans) s'assemblent en bandes de vingt, trente, etc., individus pour courir ensemble soit un cerf, soit quelque buffle séparé du troupeau^. Dans ces chasses à courre, ils associent et combinent intelligemment leurs efforts. Ainsi, dans l'Amérique boréale, le capitaine Franklin a vu des troupes de loups cerner habilement des rennes et les pousser dans des précipices, ou ils allaient ensuite en faire à loisir la curée ^.

Le chien, l'ami de l'homme, chasse aussi en meutes plus ou moins nombreuses, quand il vit à l'élat sauvage. Ainsi font les chiens sauvages du Bengale, les dholeSy pour capturer non seulement l'élan et le buffle, mais même pour venir à bout de la panthère, du tigre, de l'éléphant. Le chien sauvage d'Auslralie, le dingo, ?l des mœurs semblables ^ Mais les chiens sauvages ne forment pas seulement, comme les

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