‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 363 sur 538 · H. Spencer, Sociologie^ IIÎ · texte numérisé non relu

H. Spencer, Sociologie^ IIÎ

i. Monimscn. Histoire romaine.

familiam Juliam quasi a fonte quadam memoriae^ » Dans ces clans latins, la famille a été d'abord confuse, puis maternelle : c^est la règle universelle, mais, même avant la fondation de Rome, la parenté agnatique s'était substituée à la parenté cognatique. Cette évolution était sans doute de fraîche date; car les gens, en état de nommer leur père, c qui patrem ciere possunt >, et vivant sous l'autorité d'un pater familiasy n'en étaient pas peu fiers : ils s'appelaient avec orgueil patriciens^ Ceux qui ne pouvaient se targuer d'un père de condition libre, ingénu, étaient tenus pour personnes d'une extraction basse : c'étaient des plébéiens^. La gens primitive conserva une existence au moins nominale pendant toute la période historique. Un Romain portait ordinairement trois noms : le nom de sa gens précédé de son nom personnel et suivi de celui de sa famille \

Par leur groupement les tribus latines finirent par former des cités et, en raison de l'état de guerre incessant, chacune de ces cités dut se donner une organisation politique. Les pères de familles, les paires^ constituèrent une assemblée analogue à celle de toutes les tribus sauvages et ce sénat embryonnaire finit par élire un chef, un conducteur militaire, un rex^n A une époque un peu moins ancienne, quand le sénat ne formait plus qu'un conseil, le roi fut élu par l'assemblée des curies et le sénat ratifia seulement son élection^; mais il avait au préalable présenté le candidat et, dans cette grave occurrence, il consultait les augures patri-

ciens'.

i, Dig., liv. 50, tit. XVi.

t. G. Tculon, Orig. mariage^ il3.

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