Moniinsen, ioc. cit
une c assemblée de rois ». Avant d'élire un sénaleur, on examinait soigneusement tout ce qui touchait à sa condition personnelle : son âge, sa famille, sa fortune, les charges dont il avait été revêtu.
Quand le sénat se fut donné un chef viager, un reXy il eut à compter avec lui. Le roi seul le pouvait convoquer et il lui était interdit de se réunir sans cette convocation. Il tenait séance soit dans un temple, soit dans un lieu consacré par les augures. Après l'abolition de la royauté, le sénat prit le pouvoir et finit par gouverner seul *. A Rome, les sénateurs ne paraissaient en public que vêtus du laiiclave, tunique ornée d'une large bande de pourpre '. En dehors des dépenses affectées aux consuls, le sénat était maître des deniers publics. Sans son ordre, rien n'entraitdans le trésor public; rien n'en sortait. Sans un sénatus-consulte, et même quand il s'agissait de dépenses urgentes, les questeurs ne pouvaient rien tirer du trésor. C'était le sénat, qui allouait aux censeurs les sommes nécessaires pour les réparations à faire aux édifices publics. Enfin il informait au sujet de nombre d'attentats et de crimes : des trahisons, des conspirations, des empoisonnements, des assassinats ^ Il décidait des travaux publics; il traitait avec les entrepreneurs. C'est dans le sein du sénat que Ton choisissait les juges des différends importants, soit publics, soit privés*. Les comices né pouvaient se réunir qu'avec l'autorisation du sénat et ne délibéraient que sur des questions approuvées par lui.
Dans la pratique, les sénateurs siégeaient ordinairement à vie, cependant, tous les cinq ans, un nouveau rôle des