‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 373 sur 538 · F. de Coulangcs, loc. cit · texte numérisé non relu

F. de Coulangcs, loc. cit

dans la cilé romaine les comices par tribus. Dans ces derniers comices on votait des lois dites plébiscitaires et l'on avaitle droit dese réunir même sans Tagrément du sénat. En outre, tandis que toutes les autres assemblées pouvaient être empêchées, quand les auspices n'étaient pas favorables, cette interdiction religieuse ne pouvait peser sur les comices par tribus; car ils comprenaient les plébéiens, qui n'avaient point d'auspices. Les comices par tribus nommaient les magistrats de second ordre, les questeurs, les édiles, etc. ; on y prononçait des amendes, mais point de jugements entraînant le peine capitale; ces derniers étaient réservés aux comices par centuries ^ En 471, la loi Publilia accorda aux tribus la nomination des tribuns du peuple, d'abord réservée aux comices par centuries ^ Dans les comices par centuries, on votait à haute voix; dans les comices par tribus, avec des petits cailloux blancs ou noirs ^

En résumé, l'assemblée par curies était patricienne; rassemblée par centuries était rassemblée des riches ; l'assemblée par tribus était plébéienne \ Les résolutions des assemblées par tribus ne furent pas d'abord obligatoires pour les deux ordres; elles se bornaient à exprimer, mais avec éclat, les désirs du peuple. Puis ces résolutions devinrent des lois générales, mais après la sanction des curies et du sénat. EnGn, en !286, le dictateur Ilortensius les fit affranchir même de la sanction du sénat \ Ces transformations des comices, ces graduelles et heureuses revendications des plébéiens, que je résume ici en quelques phrases, exigèrent des siècles pour s'accomplir. Ce sont autant de jalons indiquant la marche de l'évolution politique à Rome,

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