‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 374 sur 538 · Nicupoortf loc. cit., i · texte numérisé non relu

Nicupoortf loc. cit., i

'2. Duruy, loc. cit., 117.

:]. Ibid., 123.

i. /0t(/., Hl.

Letour.neau. — L'Évulutioii politique. 21

la retraite incessaoie, mais pied à pied, des classes privilégiées.

La ligne de démarcation entre les ordres fut d*abord profonde. Les lois ne furent faites en principe que pour les trois cents familles patriciennes. Lji gentilité avec toutes ses conséquences légales était exclusivement propre aux patriciens et, pour laposséder, 11 fallait qu'aucun des aïeux n'eût été en servitude ou en clientèle ^ Mais les prérogatives des patriciens n^allaient pas sans de lourdes obligations. C'était surtout sur l'ordre des patriciens que pesaient les fatigues et les dangers de la guerre, aussi, après la conquête du Samnium% il ne restait plus à Rome qu'un tiers des anciennes familles patriciennes. Tarquin dut déjà doubler le patriciai, en lui adjoignant les principales familles plébéiennes, les paires minorum gentium par opposition aux paires majo-

rnw',

Lentement aussi la distinction primitive entre patricieDs et plébéiens tendit à s'effacer. Les législateurs commencèrent par être tous des patriciens; puis on décida de soumettre les lois à l'approbation de toutes les classes; puis de les faire accepter par les comioes centuriates où les ordres se confondaient. Dans le principe, la qualité de patricien était nécessaire pour être consul; puis la plèbe finit par avoir un consul sur deux ; puis les deux consuls purent être plébéiens (en 162). La religion, qui avait commencé par être en quelque sorte la propriété des patriciens, devint aussi moins dédaigneuse; on finit par décider que la moitié des pontifes et des augures seraient choisis dans la plèbe \ La concession était importante, puisqu'un augure défavorable pouvait

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