‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 375 sur 538 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

toujours empêcher, ialerroinpre une assemblée du peuple, annuler même ses décisions. On croyail que le dieu du peuple romain, lepater Jovis, avait incessamment les yeux fixés sur son peuple, qu'il en approuvait ou désapprouvait les actes et ne manquait jamais de donner aux personnes compétentes des signes intelligibles de ses sentiments ^ Ces signes variaient. L'éclair était toujours un indice d'opposition pour ce jour-là, aussi un orage entraînait d'emblée la dissolution des comices'. On pouvait en outre interroger directement le dieu, ne point se contenter des augures fortuits {auguriaohlativa) et consul ter les auguria impelraliva. Un jetait, par exemple, à manger à des oiseaux, surtout à des poulets, et si l'un de ces volatiles laissait tomber quelque chose de son bec, tout allait fort bien, la divinité approuvait^. 11 est. bien curieux de retrouver, aujourd'hui encore, des pratiques presque semblables sur les rives du Niger et près des grands lacs de l'Afrique.

Ce qui contribua beaucoup à effacer la démarcation entre les ordres de la cité romaine, ()» fu t le tout-puissant magicien : l'argent. Certains plébéiens s'enrichirent et furent dés lors fort recherchés. On vit les Licinius s'allier à trois gentes patriciennes, aux Fabius, aux Cornélius et aux Manlius^ — L'ordre des chevaliers servit de trait d'union entre patri- . ciens et plébéiens. En effet, les chevaliers appartenaient aux plus riches familles, patriciennes et plébéiennes. Romulus avait créé cent chevaliers dans chacune des trois tribus. Servius forma douze centuries de chevaliers choisis parmi les plus riches plébéiens : ce fut l'origine de l'ordre équestre, de l'ordre riche^ Plus tard il suffit, pour devenir chevalier,

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