‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 39 sur 538 · Ibîd · texte numérisé non relu

Ibîd

li L'ÉVOLUTION POLITIQUE.

ment de grandes sociétés. On voit bien les semnopittièques nasiques se réunir parfois, en assemblées temporaires à la mode de certains oiseaux, maisc*est uniquement pour jouir im îiEfilttKt de la société de leurs semblables. On prétend que, dans la haute Guinée, les chimpanzés les imitent ei même Tont ensemble de la musique instrumentale, en frappant sur des branches creuses ^ Mais, ea somme, l'unité sociale, sérieuse, permanente, chez les singes, c^e^ la horde polygamique. C'est ainsi que les cercopithèques, et en cela ils ressemblent aux autres singes, vivent dans les forêts en nombreuses familles polygamiques, gouvernées par les vieux mâles. Chacun de leurs petits groupes revendique la propriété exclusive d'un district particulier, où l'on ne sooflre pas d'intrus*.

De même le gorille mâle réunit autour de lui plusieurs femelles et un certain nombre de jeunes\ Dans ces hordes de singes règne littéralement le droit du plus fort. Le maître, ordinairement un mâle adulte assez âgé, exige des siens une obéissance absolue. On la lui accorde et même les femelles obéissent à leur propriétaire avec une certaine ferveur; car elles se font un devoir de l'épouiller avec un grand zèle^ Quoique ces mœurs soient générales chez les singes, elles comportent cependant des exceptions, ainsi une certaine espèce de chimpanzé vit en très petites hordes monogames ^ On a trouvé sur le même arbre jusqu'à cinq nids parasols, construits par une de ces hordes. Mais c'est là une exception et elle tendrait encore à prouver que, chez les animaux, la monogamie n'est pas favorable à la formation de sociiHés nombreuses. Au total, chez les

t. Franklin, loc. cit., I, 74.

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