M. Wallacc, Ruitie, l
t. G. Parrot, Tour du m^nde, 1870.
3. H. Spencer, Sociologie, 11, 34i. — H.-S. Maine, Ancien Droity 136.
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rurale. Ea 1675, un oukaso du second ezar de ta niaison Romanof autorisa même les boyards à vendre ou donner les paysans sans la terre» c'est-à-dire rétablit resclava{?e. En 1678, Féodor III décréta de son autorité privée que tout paysan, fût-il resté libre jusqu'alors, eût son seigneur. En 1721, Pierre le Grand, pour encourager Tinduslrie dans son pays, permit aux boyards de vendre tout simplemont leui-s paysans aux patrons d'usines. En 1783, Catherine, l'amie des philosophe» français du siècle dernier, soumit au servage même les libres Cosaques. Il s'établit alors de vrais marchés d'esclaves et l'on vendit couram^nent les serfs ruraux aux marchands et aux usiniers \
L'évolution politique des Slaves de Pologne a été très analogue à celle^des Slaves russes. A l'origine, on les voit groupés en tribus indépendantes, administrées plutôt que gouvernées, chacune par un knias ou juge, élevé à cette dignité à cause de sa sagesse et de ^on fige ^ Le pouvoir ou plutôt la fonction directrice est partagée. A côté du knias^ il y a un chef guerrier, un voïvode^ nommé seulement à temps, et chargé de conduire les hommes au combat. Puis, suivant l'évolution habituelle, il se crée des nobles et des serfs sous un roi électif. Mais le pouvoir royal fut d'abord contenu par l'assemblée de tous les hommes en état de porter les armes. Plus tard encore, durant les interrègnes, toute la noblesse s'assemblait en armes et en plein air pour délibérer; c'était ce qu'on appelait les comilia paludala ^ En outre, dans le sénat, à côlé des sénateurs désignés par le roi, siégeaient des membres élus dans les assemblées provinciales de leur ordre *. Au xir siècle, les légistes polonais