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r». Ibid,y IG.
Letouriveau. — L'Évolution politique. iC
Wi L'ÉVOLUTION POLITIQUE.
vait sortir du territoire et sa fonction n^était qu'annuelle ^ Chez les Eburons (Liège), il y avait aussi un chef suprême^ mais élu par le sénat et le peuple des guerriers*. Nulle pari en Gaule nous ne voyons la royauté héréditaire bien et solidement établie. Mais certaines familles nobles fournissaient déjà de préférence les chefs ou rois . Les Carnutes couronnèrent un des leurs, dont les ancêtres avaient déjà régné \ Le pouvoir de ces rois élus était encore fragile, ainsi ce roi carnute, dont je viens de parler, fut tué publiquement par ses ennemis ; car on se disputait vivement ces trônes éphémères^ Parfois des ambitieux groupaient autour d'eux la plèbe irritée et s'imposaient, mais il était encore dangereux d'ambitionner le souverain pouvoir; ainsi cette prétention avait^ chez les Arvernes, coûté la vie au père de Yercingétorix \
Dans la Gaule préromaine, on avait déjà institué un système d'impôts, de péages, affermés, comme en Grèce, à des particuliers, qui, dans ce maniement des revenus publics, trouvaient le moyen de faire de grosses fortunes °. La répartition des impôts était encore collective. Chaque clan était taxé pour une certaine contribution, qu'il répartissait entre ses membres ^ comme cela se pratique à Java et dans rinde.
Je viens de résumer les principaux renseignements que nous a transmis l'antiquité au sujet de l'organisation politique dans la Gaule préromaine. Ils sont certainement bien fragmentaires, bien insuffisants ; mais nous les pouvons compléter, dans une certaine mesure, en en rapprochant les sur-
!. De bello gaUico^ I, 16.
â, Rambaudy loc, cit,, 17.