Uambaud, loc. cit
vivattces relativement très récentes qui ont pu être constatées, même étudiées chez les populations celtiques de rÉcosse^ de Tlrlande, du pays de Galles • Dans ces pays celtiques, le régime du clan s'est en effet conservé jusqu'aux temps modernes. Le clan irlandais, lesept^ était un groupe de cinquante à soixante personnes, soi-disant issues d'un ancêtre commun et entre lesquelles existait une solidarité plus ou moins étroite. Des clans semblables se retrouvaient aussi en Ecosse. Tous les membres d'un clan celtique portaient le même nom ; ainsi tout membre d'un clan Mac- Grégor s'appelait Mac-Grégor. En Ecosse, le commandement d'un clan se transmettait par droit d' aînesse *■ et le chef du clan était parfois chargé de distribuer les aliments aux chefs de famille placés sous sa direction ^ En Irlande, le successeur du chef d'un clan, d'un sept^ était souvent son parent, rarement encore son fils. Le clan possédait ses terres en commun et elles étaient alloties entre les membres, au moins pour la portion arable, mais le lot du chef était déjà plus considérable^. Le clan irlandais constituait une unité sociale; il était responsable des crimes çt délits commis ou subis par ses membres, et devait payer ou recevoir les compensations.
La tribu irlandaise était un assemblage de clans. Elle était indépendante : c La tribu subsiste par elle-même », disent les traités brehons *. Elle était gouvernée par un chef, tout d'abord élu, et qui, suivant la coutume en vigueur dans toutes les tribus sauvages et barbares, devait être riche ^
Comme il arrive presque toujours, ce fut par cette richesse même que le chef changea peu à peu ses compagnons plus pauvres en clients et tenanciers. En Irlande, où la richesse