‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 418 sur 538 · H. Labonnc, hlamU · texte numérisé non relu

H. Labonnc, hlamU

par un magistrat élu, chargé d^expliquer la loi et parfois de rendre la justice; c'était le laghmannK Plus tard tous ces petits peuples se confédérèrent et se donnèrent un chef commun, viager, mais toujours élu. Son élection se faisait au second degré. Chaque assemblée provinciale désignait d'abord douze délégués, qui, conduits par leur laghmann^ se réunissaient en assemblée nationale. Cette assemblée élisait le roi et recevait son serment de respecter et faire respecter les lois. À son tour, le roi faisait prêter aux délégués le serment de fidélité; puis le monarque élu procédait, dans les onze provinces, à une tournée d'inauguration, pendant laquelle les assemblées locales renouvelaient la cérémonie du serment ^ Dans l'assemblée générale, le roi était élu par acclamation et au bruit des armes, suivant l'ancienne cou* tume germanique^. — Evidemment cette royauté élective, consacrée par un appareil guerrier, est une survivance des vieilles mœurs germaines du temps où les tribus républicaines se donnaient au besoin un conducteur d'armée. Longtemps aussi en Suède la distinction des classes conserva l'empreinte des vieilles mœurs. Chez les Germains restés en Germanie, les Bavarois, les Thuringiens, les Frisons, les Saxons, il se forma peu à peu une noblesse héréditaire, descendance d'anciens chefs, et la loi distingua toujours entre le noble et le simple homme libre \ En Suède, durant les premiers siècles du moyen âge et même après l'établissement de la royauté, la classe privilégiée se composa seulement des chevaliers, plus exactement des cavaliers, de ceux qui avaient une fortune suffisante pour entretenir un cheval et se procurer une armure complète. Chaque année, un délégué du

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