‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 419 sur 538 · H. Spencer, Sociologie, III · texte numérisé non relu

H. Spencer, Sociologie, III

4. F. de Coulantes, Hi$t. des inêtituiions politiques (Monarchie franque); 87.

roi parcourait les provinces, inspectait les chevaliers, acceptait au besoin les remplaçants> Le chevalier suédois était particulièrement l'homme du roi; s'il était fait prisonnier, le roi devait le racheter; si, dans un combat, son cheval était tué, le roi devait le lui remplacer ^

L'esclavage était sûrement en vigueur dans la Suède an* cienne, comme dans l'ancienne Germanie, puisque son existence dans la Norvège de la même époque est incontestable. Suivant la coutume germaine, l'esclave continuait à êti'e à la merci des caprices et des violences du maître, qui le pouvait tuer ou mutiler, àla seule condition d'en faire la déclaration, le jour même, et devant témoins. Le maître avait aussi le droit de vendre l'esclave, mais pas en pays étranger à moins de crime commis par l'esclave et attesté par des témoins*.

En Angleterre, les envahisseurs saxons gardèrent aussi bien longtemps les mœurs et institutions de leur pays d'origine. Le WiUenaGemôf était exactement l'assemblée générale des guerriers en armes, que nous a décrite Tacite^ La ville ssi\onne(lownschip) était la survivance du c vicus » de Tacite, c'est-à-dire du clan, de la communauté de village ; elle était constituée par un groupe de familles teutoniques, cultivant en commun une certaine portion du sol et en consommant les produits\ Enfin, survivance bien plus extraordinaire, on retrouve, aujourd'hui eacore, dans certains cantons de la Suisse contemporaine, l'antique assemblée générale de la tribu germanique. Dans les canton d'Uri, de Schwytz, de Glaris, dans les deux Appenzell et les deux Unterwalden, le peuple continue à se gouverner lui-même, directement, sans aucun corps représentatif. Chaque année, au printemps,

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