‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 421 sur 538 · E. de LtivcIovc, Propriété j · texte numérisé non relu

E. de LtivcIovc, Propriété j

facilement conciliable avec les institutions gallo-romaines. Le fond même de la république barbare des Germains, rassemblée générale des citoyens, tomba vile en désuétude. Il n'en est plus question chez les Francs du vr siècle \ Dans la Gaule romaine, il n'y avait eu auparavant que deux genres d'assetiiblée, les concilia ou réunion des grands personnages d'une province, qui se bornaient à émettre des vœux, et les réunions populaires ou œnventusy convoquées non pas pour délibérer, mais pour recevoir les ordres du gouverneur'. Les Francs ne conservèrent que la première de ces assemblées, celle, des hauts fonctionnaires, des duc«;, des comtes, des évéques, des échevins, etc. Encore cette assemblée he se réunit-elle avec une certaine régularité que sous Charlemagne^ Cependant Childebertll déclare déjà dans un texte de loi que, chaque année, aux calendes de mars, il traite des affaires de l'état avec ses optimates^ ses grands^. Depuis bien longtemps l'administration romaine avait aboli, dans la Gaule, toute trace des anciens clans, des tribus et des cités; elle avait transformé ces dernières en simples circonscriptions administratives, quelque chose comme nos départements et arrondissements. Ces cités fiscales furent les seules divisions, que les Francs trouvèrent en Gaule etilsles y conservèrent; chacun des royaumes gallo-francs se partagea en cités, dans le sens gallo-romain du mot^.

La royauté élective était dans les mœurs des anciens Germains, au moins comme pouvoir temporaire en temps de guerre, et nous avons vu qu'elle s'est longtemps conservée dans les pays Scandinaves; mais les Germains, envahisseurs et conquérants des provinces impériales, renoncèrent à ce

Page 1